Confortablement allongée sur une chaise longue je regardais ces jolies fleurs de différentes couleurs. Une douce torpeure m'enhavissait et mes yeux se fermaient.......Soudain dans le silence j'ai cru entendre comme un bruissement d'ailes...Mais non!!! ...ce n'étaient pas des ailes.......C'était comme un chant, un murmure, des voix.....Mais des voix si légères....Je tendais l'oreille.....et à ma grande stupeur.....ce murmure venait des fleurs.
C'était étrange, devant mon regard ébahi, tout se transformait, et c'était en face de moi un théatre miniature qui s'épanouissait accompagné par un orchestre invisible qui jouait "la valse des fleurs' (C'était écrit en lettre d'or sur un voilage leger qui s'étallait devant moi ). Lentement le voilage s'est écarté est sur la petite scéne les fleurs de toutes les couleurs dansaient avec une grâce infinie un superbe ballet.
C'est dans l'apothéose que le ballet se termina, je dis bien le ballet, car les petites fleurs restérent sur la scéne,gracieuses mais sans bouger.Seule la fleur à la robe violette,(celle en bas, à gauche sur le photo) s'avança un peu et me parla, d'une voix à peine perceptible, "Comme un souffle fragile"(C'est le titre d'un cantique) qui convient bien à cette voix.
-"Tu vois, me dit-elle, les fleurs aiment la vie.Mais elles ont très peur de certains humains car si, les uns nous donne à boire, les autres nous écraseent sous leurs pas, ou nous arrache de notre terre comme si nous n'étions rien. D'autres nous mettent dans un beau vase et nous installent sur une belle table, ou sur un meuble reluisant croyant bien faire, ils ne pensent pas qu'ainsi nous perdons nos racines.... Et que nous nous effeuillons sans renaitre l'année suivante."
Elle se recula d'un pas léger. Et tout le groupe des petites fleurs à robe blanche s'avança et se mit à chanter: "Laisse-nous vivre, laisse-nous vivre, notre temps de vie est si court, laisse-nous vivre jusqu'à ce que lentement, doucement, nos pétales sur le sol s'éffeuillent. Laisse-nous vivre,pour que l'an prochain, notre floraison soit de nouveau là".
A leur tour elles reculèrent pour prendre par leurs minuscules mains les fleurs roses et les autres et en dansant et chantant la farandole provençale, elles sortirent de la scène et lentement le rideau se refermait, tandis qu'une petite voix me disait :" Mamie tu dormais ? Mais tu fredonnais aussi". J'ouvris les yeux, mon petit fils était à côté de moi. Il n'y avait plus de scène et les fleurs étaient dans leur jardinière.
Mon petit Adrien me regardait curieusement , en souriant :"Tu chantais, Mamie." "Je chantais quelle chanson?" "Je crois que tu disait : Quand dans l'azur, et tu disais aussi soleil". C'était la Fandole provençale. Et mon petit bonhomme me ramenait à la réalité en venant s'installer sur mes genoux, avec un livre pour que je lui raconte des histoires.
Je m'étais donc endormi ? Et pourtant je gardai une étrange impression. Ce rêve,ne nous représentait-il pas un peu, Regardez-les ces fleurs elles semblaient envoyer un signal d'alarme? Sur l'égoïsme, l'oubli de la fragilité de la vie, cette vie si précieuse qu'en faisons nous?
Mon Dieu, dites moi, dans quel monde va vivre ce petit enfant au regard si confiant ? Il y a pourtant tant de belles choses à faire. Que le souffle l'Esprit Saint envahisse la terre.
he oui, tu vois Aga la mamie Boisette est une rêveuse et qui aiment les fleurs au point de ne pas les cueillir pour les laisser vivre.Merci et gros bisous. Boisette
Cactus,merci, pour ton com. Mais où tu trouves ces petits personnages amusants et dansants. Je suis sur que eux aussi doivent parler. Merci encore et à bientôt sur le chat.Boisette